Un timbre commémoratif et un soutien à l’handisport : les deux projets des Amis de l’abbé POUPON

Claude PRIEUR, Jean FORGEREAU et Jean-Claude TREMOUILLE

« C’est l’histoire de deux copains qui se connaissent depuis… »

Claude TREMOUILLE et Claude PRIEUR évoquent leurs années Jacques POUPON, figure sénonaise au grand cœur, avec beaucoup de tendresse. En 2016, ils souhaitèrent lui rendre hommage en lui dédiant une association, dont André Périnet était le président d’honneur. Puis Jean FORGEREAU rejoint l’aventure.

Depuis, ils poursuivent son œuvre en apportant une aide financière à des organisations comme Le Rêve de Gabin, Hart (Humanitaire, action, réflexion, transmission) pour leur mission humanitaire en Grèce ou encore l’Association de Sauvegarde des Eglises du Sénonais pour la restauration de la rosace de l’église Saint-Savinien-le-Jeune.

Les Amis de l’abbé Jacques POUPON honorent également sa mémoire en retraçant son histoire, grâce à un grand nombre de documents et de témoignages.

Jacques POUPON, véritable curé philanthrope

Il a figuré parmi cinq prêtres volontaires pour intégrer le STO en Allemagne de 1943 à 1945. Un sacrifice qui visait à protéger des jeunes qui se glissaient hors du grand séminaire afin de baliser des terrains pour les parachutages et qui étaient menacés d’être envoyés en camps de concentration par la gendarmerie.

Il fut également le chef de file de la jeunesse sénonaise à qui il offrait des vacances en Savoie chaque été. Environ 250 enfants partaient à pied du cercle catholique jusqu’à la gare, en chantant. Le train Paris-Dijon s’y arrêtait tout spécialement pour eux pendant 3 minutes.

« La veille, il fallait emmener tous les bagages à la gare ». « Un sacré bordel ! » se sont exclamés les trois compairs.

1957 – la troupe de l’abbé devant l’hôtel de la Rosière

Au milieu des années 70, il créa « La Roseraie », foyer situé rue de Lyon dédié aux jeunes travailleurs du Sénonais. Le centre servait entre 200 et 300 repas par jour et proposait 40 hébergements pour la nuit. Mais les jeunes l’abandonnèrent au fil du temps au profit du nouveau foyer mis en place Route de Voulx par Roger TREILLE et Etienne Braun avec le soutien des entreprises locales.

Suite à la destruction du site 170 à 174 Grande Rue qui comprenait le Cercle Catholique, le cinéma Brennus, et l’habitation de Jacques POUPON, ce dernier se retrouva sans affectation malgré ses demandes. L’Archevêché finit par lui proposer un petit logement de fortune inconvenant. Puis lui donna son accord à sa proposition de partir pour la Savoie. L’abbé POUPON quitta Sens, l’âme en peine, en 1976. Il mourut en 1992 à Chambéry.

En novembre 1977, Jacques POUPON fut nommé Chevalier de l’ordre du mérite pour ses fonctions de directeur de colonies de vacances de 1946 à 1977.

Les projets des Amis de l’abbé POUPON

L’association envisage de soutenir le club handisport sénonais « Omnisport Sens’Ation ». Un projet qui tient à cœur de Jean Forgereau, ancien kinésithérapeute à la retraite et premier entraineur de basket en fauteuil roulant. Dans les années 50, il avait participé à l’organisation jeux paralympique qui opposaient la France et l’Angleterre, en collaboration avec Ludwig Guttmann, médecin-chef de l’hôpital de Stoke Mandeville. Considéré comme le père de l’handisport, le neurologue avait créé en 1948 une rencontre entre des vétérans de la Seconde Mondiale.

Les membres fondateurs de l’association prévoient également d’honorer sa mémoire par l’édition d’un timbre commémoratif accompagné d’un livret collector. Ce dernier devait faire son entrée dans la grande famille philatélique le 20 octobre 2020, date anniversaire de l’abbé. Mais le centenaire sera finalement célébré en avril 2021, reporté en raison de la crise sanitaire.

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