Sens : L’année 2020 est placée sous le signe du 7ème art

Laure Calamy sur le tournage de "En mouvement" d'Eric Gravel

Laure Calamy sur le tournage de "En mouvement" d'Eric Gravel

L’équipe du réalisateur Eric Gravel s’est installée dans le Sénonais le temps du tournage du film Etre en mouvement avec en tête d’affiche l’actrice Laure CALAMY.

Tapis rouge pour le cinéma français

L’Yonne a toujours offert ses décors au 7ème art : Tatie Danielle et La Carapate tournés à Auxerre ou encore L’aile ou la cuisse, à Accolay. Jusque-là, Sens a plutôt accueilli des courts-métrages et des séries TV tels que Les cavaliers de la route en 1969 pour un épisode, Les Jouvencelles de Delphine CORRARD, avec Annie CORDY ou encore la mini-série Amour fou, diffusée sur Arte en 2018.

Cette année, l’agglomération du Grand Sénonais accueille le nouveau long métrage d’Eric GRAVEL Etre en mouvement, dont le tournage a démarré le 28 septembre 2020. Il aurait dû faire ses premiers pas au printemps. Mais confrontée aux mesures sanitaires, il a dû être repoussé. Après 8 mois de préparation, le tournage, prévu initialement au printemps, a pu démarrer le 28 septembre.

Tournage du film en intérieur à Collemiers
Tournage du film en extérieur à Collemiers

Une initiative qui booste le territoire sénonais

S’ouvrir aux tournages d’œuvres cinématographiques vise de multiples objectifs : « communiquer une certaine fierté aux Sénonais » explique Véronique FRANTZ, adjointe à la mairie de Sens chargée de la culture et conseillère communautaire, faire davantage rayonner le territoire culturellement et favoriser le développement de l’économie ainsi que le marché de l’emploi.

En effet, selon le CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée), « chaque euro investi par les collectivités locales dans un film, une fiction ou un documentaire génère 6,60 € de retombées directes (rémunération, dépenses techniques et tournage) et 1 € de tourisme (hébergement, restauration, loisirs, transport) : soit un total de 7,60€ ».

Véronique FRANTZ, adjointe à la mairie de Sens chargée de la culture et conseillère communautaire et Simone MANGEON, maire de Collemiers et vice-présidente de la CAGS

C’est aussi « l’opportunité de défendre et de soutenir notre classe option cinéma du lycée, animée par Vincent MOISSENET » précise également l’adjointe au maire. Les lycéens ont été invités à participer à des « mini stages » ainsi qu’à des périodes d’observation. Ce tournage pourrait aussi ouvrir la jeunesse, plus globalement, à divers métiers de l’audiovisuel et faire naitre des vocations.

Un produit presque purement icaunais

Eric GRAVEL, réalisateur franco-québécois, diplômé en cinéma de l’Université Concordia de Montréal, est installé à Perceneige dans l’Yonne depuis 15 ans. Il est l’auteur d’une vingtaine de courts-métrages sélectionnés dans plus de 100 festivals à travers le monde. Son tout premier film Crash Test Aglaé avec Julie DEPARDIEU, Yolande MOREAU et India HAIR, sorti en août 2017, avait largement été salué par la critique.

Eric GRAVEL récidive donc avec le film Etre en mouvement, un drame social inspiré du quotidien des navetteurs, ces milliers d’icaunais en partance pour Paris chaque jour pour aller travailler. Il brossera plus particulièrement le portrait d’une mère célibataire, Marie, qui avait fait le choix de compter parmi eux pour une meilleure qualité de vie. Mais une grande grève éclate et rend son quotidien, déjà difficile, complètement infernal.

Nicolas Sanfaute, producteur délégué de Novaprod aux côtés de Raphaëlle Delauche, estime qu’il « y avait quelque chose d’un peu visionnaire dans l’histoire ». La mise en scène de ces mouvements sociaux et des émeutes est en quelque sorte un pied de nez à la crise sanitaire qui fait tomber les acteurs de la défense des droits des Français, notamment les Gilets Jaunes, dans l’oubli.

Un casting de premier choix

Le premier rôle, Marie, est tenu par Laure CALAMY. L’actrice n’en est pas à son premier galop, maintes fois récompensée (Nomination au « César de la meilleure actrice dans un second rôle » pour Seules les bêtes de Dominik Moll en 2020). En près de 20 ans de carrière, Laure CALAMY a autant fait vibrer le petit écran que les salles de cinéma. Elle s’est aussi distinguée au cours d’une lecture poignante d’un poème de l’artiste suisse Grisélidis Real, Mort d’une putain, pendant la Matinale de France Inter.

Les jeunes acteurs Sasha LEMAITRE CREMASCHI et Nolan ARIZMENDI incarnent les deux enfants de Marie. Tous deux sont originaires de région parisienne et faisaient, quant à eux, l’expérience de leur tout premier tournage. Une maman et une grand-mère n’ont d’ailleurs pas raté une miette de leurs deux semaines de travail par écran interposé.

Financement du long métrage

Ce film, dont le budget s’élève à 2,7 millions d’euros, est produit par le Bureau d’Accueil des Tournages Bourgogne-Franche-Comté, organisme soutenu, notamment, par la Région Bourgogne-Franche-Comté et le Conseil Départemental de l’Yonne et labellisé par Film France qui gère le réseau français des commissions du film. Novoprod, qui avait déjà produit Crash Test Aglaé, est de nouveau de la partie. Le film bénéficie également d’une aide financière de France 2 et Canal+.


Des arrêtés municipaux seront prix pour le blocage de certaines rues le temps du tournage :
A Sens le jeudi 15 octobre 2020
Promenade des Champs-Plaisants et avenue de l’Europe (stationnement de véhicules techniques, rouling caméra embarquée et scène de voitures en feu).

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :