Sacha Mokritzky défend ses valeurs politiques avec toujours autant de ferveur

Jeune militant de 20 ans originaire de Sens, Sacha Mokritzky n’a pas choisi d’étudier la sociologie par hasard. Il est sans cesse animé par un besoin de comprendre le monde, « les mécanismes qui régissent la société ». Un attrait pour les sciences humaines que l’on retrouve également dans ses actions politiques depuis ses 16 ans.

Sacha Mokritzky, un lycéen militant très actif

« J’ai toujours été porté par le fait d’appréhender la société comme un tout, d’appréhender la communauté… »

A l’instar de Louis Antoine Léon de Saint-Just, grand nom de la la Révolution Française de 1789, Sacha défend un idéal révolutionnaire républicain. Inspiré aussi par des auteurs plus récents comme Guy Debord, écrivain, théoricien, révolutionnaire français, il prône l’idée que « pour faire tomber le capitalisme, il faut d’abord faire tomber l’image que l’on se fait du capitalisme ».

Sacha a déjà un grand nombre de combats à son actif, en premier lieu comme responsable fédéral et membre du Conseil national de l’UNL (Union Nationale Lycéenne). Suite à des divergences internes, plus précisément avec la direction nationale, il a co-fondé l’UNL-SD (L’Union Nationale Lycéenne – Syndicale & Démocratique) avec des amis et dont il fut le secrétaire national.

Manifestation de lycéens devant les Lycées Catherine et Raymond JANOT et Pierre et Marie CURIE à Sens en 2016, les prémisses de son engagement au Parti de Gauche

Républicaine et éco-socialiste dans l’âme

Depuis qu’il a quitté le lycée, Sacha Mokritzky joue dans la cour des grands. Il agit au sein du Parti de Gauche, l’un des partis qui compose la France Insoumise dirigée par Jean-Luc Mélenchon, en tant que Conseiller national et responsable local des formations à Paris. Grâce à un travail de longue haleine et une belle énergie, il a pu obtenir la confiance de ses collaborateurs. Aujourd’hui, il défend avec la même fougue les idées du Parti de Gauche : république, écologie, socialisme.

« On est aujourd’hui en France le seul parti à se réclamer de la doctrine idéologique éco-socialiste héritée des thèses d’André Gorz, le fait qu’il faille joindre le social à l’écologie.
Ce sont les deux grandes urgences du siècle »

Des préceptes, politiques et stratégiques, ancrés dans le texte fondateur des deux mouvements dont la France Insoumise semble s’éloigner. Il décrit un parti « à la dérive », avec un « discours de gauche classique » qui s’embourgeoise quelque peu. La France Insoumise ne placerait plus le peuple au centre du débat. Elle serait même fermée aux divergences d’opinions en interne.

Un avis partagé par plusieurs de ses anciens collaborateurs qui ont fui le parti. Manon Le Bretton dénonçait « la virulence » du chef de file. D’ailleurs à l’heure actuelle, Sacha Mokritzky ne sait pas s’il est exclu de la France Insoumise, depuis son désaccord avec Jean-Luc Mélenchon.

Pour la petite histoire, Danièle Obono, porte-parole de La France Insoumise et députée de la 17ème circonscription de Paris, avait été représentée comme une esclave dans le magazine Valeurs Actuelles. Une initiative qui avait fait des émules. Mais elle avait surtout généré un soutien général de bon nombre de politiques, « un consensus républicain autour de sa personne » dixit Sacha. Jean-Luc Mélenchon s’était exprimé sur Twitter. Un message qui se détache de cet élan de solidarité et qui ne fait pas l’unanimité.

Marianne avait publié le 1er septembre une tribune de Sacha sur « ce que révèle l’amalgame de Jean-Luc Mélenchon entre « Valeurs actuelles » et « Marianne » ». Une critique très mal reçue par le chef de la France Insoumise qui n’en démord pas.

Attaché à sa liberté de parole, de penser et de critiquer, Sacha Mokritzky assume pleinement ses propos. Il se montre même très serein face à un potentiel départ de la France Insoumise, concentré sur le Parti de Gauche et sur ses autres activités.

« Ma carrière politique importe assez peu face au combat qu’on porte »

Sa liberté d’expression n’ pas de prix

Co-auteur du livre Retraites : impasses et perspectives avec François Cocq aux éditions du Borrego, chroniqueur de l’émission Quartier Constituant du média Quartier Général, rédacteur en chef du journal Reconstruire depuis janvier 2020, le jeune homme s’épanouit dans bien des domaines.

Reconstruire, un média qui tient à cœur à Sacha, s’affiche comme le théâtre de confrontations utiles des opinions de chacun « qui permettent la construction d’une pensée politique ». Il estime que cet espace d’expression libre est indispensable face à des organes de presse qui « imposent un récit aux citoyens, un roman national et un cadre de pensées ». En somme, pour ce militant profondément démocrate, la lutte peut être menée sur bien des terrains.

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