Jacques Saussey : paroles d’un écrivain confiné

« Le confinement est arrivé dans une ambiance assez noire »

C’est endeuillé que Jacques Saussey a abordé cette nouvelle mesure suite à la perte de sa mère en février. L’auteur adresse malgré tout un message d’espoir à tous les séniors. Il garde auprès de lui son père, atteint par le virus, mais sans symptôme.

Quoi qu’il en soit, rien ne saurait être plus libre que l’esprit, qui n’a que faire de ce confinement impromptu. Celui de Jacques Saussey continue à voguer par-delà les barrières d’une époque de restrictions. Aucun interdit ni drame n’aura abîmé le dôme abritant les pensées profondes et l’imaginaire de l’écrivain. Sa plume est restée intacte et prolifique même si le bruit des roues qui courent sur les rails n’est pas source d’inspiration, cette fois.

Le talent de l’écrivain s’en exprimé dans une liberté totale, en marge d’un télétravail forcé et malgré l’inquiétude ambiante. Un nouveau roman est né en ces temps laborieux et sur lequel Jacques Saussey laisse généreusement planer le mystère. Les lecteurs devront attendre pour se délecter de ces nouvelles intrigues.

Une nouvelle « Le jour d’après », a aussi émergé des tréfonds de l’incertitude dans laquelle les confinés ne sont pas ceux qu’on croit. L’écrivain a libéré sa prose, à l’instar d’une quarantaine d’auteurs issue du festival Lisle Noir. Un voyage qui nous plonge chaque jour au cœur du romanesque, proposé par Cultura et La Ligue de l’imaginaire pendant le confinement.

« J’aime bien me rapprocher de la réalité le plus possible »

Son petit dernier, « Cinq doigts sous la neige », devra également patienter un peu. Ni mobile ni recherche ADN, cette promesse de grand frisson ne paraitra que fin août, au lieu de mai, aux éditions Cosmopolis. Jacques Saussey s’est élancé au coeur des grands froids exceptionnels en l’an 1974, décrits avec précision par Météo France. Il plante cette nouvelle aventure dans un décor vosgien, zone particulièrement frappée par des chutes de neige prodigieuses à cette époque.

« C’était un événement majeur dans la région. Le succès de la première édition avait été extraordinaire »

La malédiction du confinement a aussi frappé de son sceau le Salon du Polar, organisé par l’association L’Escargot Noir. L’écrivain anglais R. J. Ellory devait même honorer l’événement de sa présence en tant que parrain. « Un gros manque à gagner » pour tous les acteurs de cette manifestation tant attendue par les Sénonais.

« Le roman jeunesse, c’est quelque chose qui m’attire depuis longtemps »

La plume de Jacques Saussey se tournera bientôt vers la jeunesse. Une première pour l’auteur qui a « hâte de démarrer » cette nouvelle épopée qu’il aimerait dédier aux jeunes âgés de 8 à 10 ans. « Je pense que c’est au niveau de la narration elle-même et de la dureté des événements qu’il faudra faire des ellipses » confie l’écrivain. Mais il ne doute pas de la curiosité des enfants ni de leur capacité à s’adonner à de longues lectures pour autant qu’elles soient passionnantes.

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