Les effets du Covid-19 sur l’environnement

Par Manon CHOUARD

Depuis plus d’un mois, certains phénomènes surprenants font leur apparition dans les différentes contrées du monde. Nous pouvons nous demander si, au-delà d’une crise sanitaire sans-merci, le coronavirus a eu un impact sur l’environnement.

En effet, il semble envisageable que le coronavirus soit comparé à un « pansement » pour la planète, car la nature semble reprendre ses droits là où elle les avait perdus. Certains lieux, désertés autre-fois par les animaux, sont aujourd’hui désertés par les touristes. Ces lieux sont les premiers spectateurs du retour de la faune et de la flore.

Par exemple en Italie, les poissons remontent les canaux de Venise en raison de l’absence de trafic maritime. Les dauphins sont habituellement peu aperçus près des côtes en raison de la pollution de l’eau et de la pêche industrielle. Mais grâce aux eaux éclaircies par le manque d’activités maritimes, cela a permis d’apercevoir des cétacés dans certains ports abandonnés depuis la quarantaine. En France, les canards, les cerfs et mêmes des renards font leur retour dans des milieux autrefois urbains.

Au-delà de l’impact positif sur des écosystèmes menacés, la pollution ne cesse de diminuer dans certains pays, où le confinement est appliqué. A Wuhan, berceau de l’épidémie, des études de la Nasa montrent une baisse durable de la pollution atmosphérique de-puis février. La baisse de NO2 et de CO2 semble s’étendre au-delà de la grande Muraille de Chine. Le CO2 aurait diminué de 6% dans le monde par rapport au même moment de l’année dernière, selon une étude du CREA en Finlande.

Malgré ces bonnes nouvelles, les scientifiques restent prudents, car ce moment de répit offert à la planète n’est dû qu’au confinement. Les usines, les trafics aériens ou maritimes, sont à l’arrêt. Cette situation ne signifie pas que le réchauffement climatique est maîtrisé, mais qu’une situation inédite et non durable profite à l’environnement. Il est impossible d’envisager que les industries restent indéfiniment fermées, car ce n’est pas du développement durable.

Le Haut Conseil pour le climat craint un effet rebond sur la planète avec la relance de l’économie. En effet, lorsque les activités économiques redémarreront, la société essayera certainement de rattraper son retard dû au confinement. Les émissions de NO2 et de CO2 seront donc en hausse.

Le coronavirus aura-t-il en définitive un impact négatif ou un impact positif sur l’environnement ? Seules les décisions prises dans les prochains mois nous le feront savoir, mais il serait souhaitable que cette crise sanitaire ait au moins un impact positif sur notre environnement et change peut-être notre philosophie de vie.

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