Les Associations Familiales Catholiques forment un recours contre l’interdiction des messes pendant le confinement

Les Associations Familiales Catholiques demandent au Premier Ministre de modifier deux articles du décret du 29 octobre 2020, portant une atteinte grave et illégale à la liberté fondamentale du culte et au droit de participer collectivement à des cérémonies cultuelles.

Les Associations Familiales Catholiques (AFC), dont celle de Sens, estiment que le décret du 29 octobre bafoue les libertés de culte prévues par la loi. En effet, cette mesure va à l’encontre des textes fondateurs de la laïcité tels que l’article 1er de la loi de 1905 qui garantit le libre exercice des cultes.

Toutefois, l’état d’urgence sanitaire donne des pouvoirs exceptionnels au gouvernement et suspend le droit commun qui régit les libertés, de mouvement et de rassemblement en l’occurrence. Ainsi, l’article 47 spécifie en effet que « les établissements de culte, relevant de la catégorie V, sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes ».

Les AFC, ainsi que d’autres associations confessionnelles et des évêques, considèrent comme essentielles le soutien des responsables et membres des paroisses et les cérémonies communautaires, surtout en période de crise. Elles souhaitent que les fidèles puissent se rendre dans des lieux de culte de plus d’un kilomètre et que soient autorisées des cérémonies de 90 minutes, tenues dans le respect des mesures sanitaires.

En tant que défenseur des intérêts spirituels des familles, la Confédération nationale des Associations Familiales Catholiques est déterminée à leur permettre de vivre librement leur foi et à faire respecter ladite liberté de culte. Un référé-liberté a été déposé auprès du Conseil d’Etat.

image_pdfTélécharger
%d blogueurs aiment cette page :