Le numérique ne fait pas l’unanimité chez les commerçants du Grand Sénonais

Des commerces de proximité dit non essentiels du Grand Sénonais sont passés au numérique, la plupart pour compenser les pertes de chiffre d’affaires générées par le confinement. Tandis que beaucoup d’autres continuent de rejeter cet outil.

Très peu de commerçants optent pour le commerce digital

Certains commerçants du territoire n’ont pas hésité à se jeter à l’eau. Les chaines, qui représentent 25% du marché sénonais, étaient déjà présentes sur la toile. Parmi les boutiques en ligne des indépendants ajoutées peu à peu sur le site de l’Office du Commerce et de l’Artisanat (OCA) du Grand Sénonais, on compte la Librairie Le XIII ou encore Au bonheur des mômes.

Le magasin La crique aux jeux, ouvert dans la Grande Rue depuis un an, avait déjà un projet de e-commerce amorcé en novembre 2019 en mode catalogue. Accélérée par la crise sanitaire, la vente de ses produits sur internet est opérationnelle depuis vendredi dernier après trois mois de travail. Son propriétaire Fabien Descamps précise qu’il est « sur des débuts balbutiants » et commence à enregistrer des commandes.

Toutefois, sur les 1.200 commerces de proximité du Grand Sénonais, très peu ont opté pour cette solution au final d’après Francis Sarlin, manager de centre-ville. Réservés face aux difficultés techniques ou bien démoralisés par le contexte de crise, voire carrément en burn-out, les commerçants ne sont aujourd’hui pas plus réceptifs qu’en 2016, année de la mise en place d’un ‘Marketplace’ par l’OCA. Un projet rapidement mis au placard, d’ailleurs, en raison d’une participation insuffisante.

Le ‘Click and Collect’ peine aussi à trouver ses partisans

Le manager de centre-ville Francis Sarlin rencontre et accompagne quotidiennement les commerçants, des plus motivés aux plus réticents qu’il tente de convaincre, de créer même un simple site vitrine. Il conseille également une solution alternative : le ‘Click and Collect’, concept très en vogue qui leur permet de proposer à leur clients de retirer leur achat dans leur point de vente ou chez un autre commerçant partenaire, qu’ils aient commandé en ligne ou par téléphone.

Cependant, le manager a du mal à les amener à occuper ce terrain. Selon lui, « ce n’est pas dans leurs habitudes de travail ». Certains n’ont pas de téléphone portable et d’autres ne sont pas du tout informatisés. Un moral à zéro mis à part, d’autres encore n’ont juste pas envie de consacrer du temps à un tel projet. Le responsable de centre-ville estime même que seule une cinquantaine de commerces se lanceront vraiment dans l’aventure.

Les commerçants bénéficieront d’une aide financière

Ceux pour qui la seule difficulté reste pécuniaire pourront prétendre à une aide dont le budget sera décidé « d’ici la fin de la semaine » et voté lors du prochain Conseil de la Communauté d’Agglomération du Grand Sénonais, selon Francis Sarlin. Cette aide s’inscrira dans le plan de relance de l’intercommunalité co-signé en septembre par la région Bourgogne-Franche Comté.

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