Le maire de Migennes tape du poing pour défendre ses commerçants

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La ville de Migennes a pris arrêté afin de s’opposer fermement à la fermeture des commerces de proximité dit non essentiels pendant la période de confinement du 30 octobre au 1er décembre 2020.

Le maire de Migennes brave les interdits

La nouvelle fait le tour de la toile depuis le 29 octobre. A l’image du célèbre village gaulois défendu ardemment par Astérix et Obélix, la ville de Migennes fait face aux dernières mesures gouvernementales prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire (prorogé jusqu’au 16 février 2021).

Depuis le 30 octobre, 67 millions de Français, particuliers et entrepreneurs, sont en effet de nouveau soumis à de nombreuses restrictions et règles au nom de l’épidémie de SRAS CoV-2 jusqu’au 1er décembre. Mais le maire de Migennes, François BOUCHER, a pris arrêté le 29 octobre afin d’autoriser l’ouverture des commerces non-alimentaires du centre-ville pendant cette période.

Une injustice vis à vis des commerces de proximité

L’édile estime qu’il y a « une rupture d’égalité de traitement » entre les supermarchés autorisés à rester ouvert et les commerces non-alimentaires. Dans un sens, le gouvernement offrent aux hypermarchés la possibilité de pratiquer une concurrence déloyale en toute impunité vu que leurs clients ont librement accès aux rayons non-alimentaires. Sauf aux livres puisque le gouvernement a demandé à la Fnac et à la grande distribution de fermer ces rayons pendant 15 jours. 

Cet arrêté municipal est illégal aux yeux de la préfecture qui conseille aux commerçants de ne pas ouvrir sous peine d’amende de 135 euros. Mais François BOUCHER ne limite pas son action à ce texte symbolique qui relève plus de la désobéissance civile face à une injustice avérée. L’affaire sera par ailleurs portée devant le tribunal administratif de Dijon.

Les villes de France prêtent main forte aux commerçants

L’élu a reçu le soutien de bon nombre de ses homologues dont le maire de Gouesnou, commune du Finistère et le maire de la ville de Yerres qui a suivi son exemple dès le lendemain. Le 30 octobre, l’association Villes de France, qui regroupe les villes de 10.000 à 100.000 habitants et dont Sens est adhérente, a appelé « le gouvernement à réviser sa position sur l’ouverture des commerces en centre-ville ».

Le fait est que ces fermetures mettent un sérieux coup de frein aux efforts des petits commerces déjà en souffrance face au commerce en ligne et aux grandes surfaces. Une concurrence éprouvante à l’origine d’un sérieux préjudice qui avait été aggravé par le premier confinement. L’association craint également une rupture entre les habitudes culturelles des consommateurs et les commerces de proximité.

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