La ville de Sens opte pour des cendriers-sondage pour en finir avec les mégots

Si vous êtes fumeur, cet article est pour vous. La ville de Sens a décidé de sensibiliser la population sur la nécessité de garder la ville propre, sans mégots qui jonchent les rues grâce à une nouvelle opération expérimentale de cendriers pédagogiques.

Deux prototypes mobiles seront donc bientôt présents dans la ville pendant plusieurs semaines et seront déplacés tous les quinze jours. La ville a retenu 10 emplacements.

1 : Parvis de la Gare
2 : Les quais
3 : Cours Tarbé
4 : Grande Rue
5 : Place de la République
6 : rue René Binet (devant la bibliothèque)
7 : Moulin à Tan
8 : Place des Chaillots
9 : Lycée
10 : Promenade des Champs-Plaisants
11 : Centre commercial

Ces cendriers mobiles affichent le parcours d’un mégot, inspiré de la campagne « Voyage d’un mégot jeté dans la rue » de Zero Waste France, association qui défend la démarche zéro déchet, zéro gaspillage.

Selon l’infographie de l’organisme, 137.000 mégots sont jetés chaque seconde dans le monde, les composants chimiques sont libérés au contact de l’eau en moins d’une heure, 2.500 substances nocives contenues dans un mégot et restent présentes même après épuration de l’eau, 1 mégot pollue 500 litres d’eau pendant son voyage, et enfin, les mégots et leurs dangers sont les principales causes de mortalité des espèces marines.

L’originalité de ces cendriers réside dans leur présentation sous forme de sondage « pour impliquer davantage d’administrés ». Pour participer au vote, il suffit de déposer son mégot dans l’un des deux orifices, en fonction de son choix.

Le concept est né en Angleterre en 2015 à l’initiative de l’association caritative environnementale Hubbub. Sa campagne Neat Streets comprenait une série de panneaux d’affichage interactifs et ludiques et de poubelles parlantes. L’organisme a imaginé ces voting ashtrays (cendriers de vote), nommés aussi ballot bin, en collaboration avec le studio de design et technologie londonien Common Works.

L’idée est devenue rapidement virale sur les réseaux sociaux, recevant des dizaines de milliers de likes et la presse se bouscule au portillon. Dès 2016, elle traverse la Manche jusqu’en Belgique, puis en France à Paris, Caen, Strasbourg, Nantes. Aujourd’hui, c’est la ville de Sens qui se lance dans l’aventure, invitant même les citoyens à proposer des questions qui seront soumises au vote.

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