Découverte : La NASA confirme que l’eau est omniprésente sur la Lune

L’Observatoire stratosphérique d’astronomie infrarouge (SOFIA) de la NASA vient de confirmer qu’il y a bien de l’eau sur la surface ensoleillée du satellite naturel de la planète Terre.

Les scientifiques s’attèlent depuis longtemps à percer les nombreux secrets de la Lune. De nombreuses missions ont déjà été conduite, notamment dans le cadre du programme Apollo de 1968 à 1972. Un million de tonnes d’hélium 3 avait été découvert, gaz très convoité pour la fusion nucléaire, ou encore du Silicium, oligoélément utilisé pour la fabrication de panneaux solaires.

Les missions Clementine en 1994 et Prospector en 1999 avaient permis de constater la présence de glace dans les régions polaire de la Lune. Une sonde ayant détecté des émanations d’hydrogène, des scientifiques avaient envoyé la sonde LCROSS s’écraser dans le cratère Cabeus, près du pôle sud de la Lune en 2009. Les projections dues à l’impact leur avaient permis de conclure à la présence d’eau gelée d’une température avoisinant les moins 250°c.

En 2018, la NASA confirme bien la présence de glace dans les régions polaires de la Lune. Jusque-là, elle émettait une réserve sur les signes de glace qui pouvaient « être expliqués par d’autres phénomènes, tels qu’un sol lunaire inhabituellement réfléchissant ».

Aujourd’hui, les scientifiques sont en mesure d’affirmer que l’eau « ne se limite pas aux endroits froids et ombragés » grâce à l’Observatoire stratosphérique d’astronomie infrarouge nommé SOFIA, un avion de ligne Boeing 747SP modifié avec un télescope de 106 pouces de diamètre. L’eau est également présente sur la surface ensoleillée de l’astre comme le révèle SOFIA qui a détecté des molécules d’eau (H2O) dans le cratère Clavius, l’un des plus grands cratères visibles depuis la Terre situé dans l’hémisphère sud.

Cette découverte soulève de nombreuses interrogations comme : D’où vient cette eau ? Ou encore, comment est-elle viable sur une surface dure et sans air ? Sur Terre, « Sans une atmosphère épaisse, l’eau sur la surface lunaire ensoleillée devrait simplement être perdue dans l’espace », a affirmé Casey Honniball, postdoctorante de la NASA au Centre de vol spatial Goddard. « Pourtant, nous le voyons d’une manière ou d’une autre. Quelque chose génère de l’eau et quelque chose doit l’emprisonner là-bas ».

Le centre de recherche aérospatiale américain souhaite répondre à toutes ces questions avant d’envoyer homme et femme en 2024 et d’y établir une présence humaine d’ici la fin de la décennie. Reste également à savoir si l’eau de la Lune peut être une ressource exploitable.

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