Interdiction des raves dans le département de l’Yonne

Des milliers de fêtards icaunais vont devoir changer leur projets. Comme d’autres départements tels que le Val-d’Oise ou l’Eure, l’Yonne a décidé d’interdire les rassemblements festifs de type raves, free-parties et teknivals du 24 au 27 juillet 2020.

La Préfecture a pris arrêté ce 23 juillet afin de proscrire les rassemblements festifs à caractère sauvage. Normalement, ce type de regroupement de grande envergure est soumis à une déclaration préalable afin d’indiquer le nombre de participants et les mesures d’hygiène et de sécurité prévues pour l’occasion. Des obligations que les organisateurs des raves-parties, free-parties et teknivals ne respectent pas la plupart du temps.

Hormis l’aspect illégal, la Préfecture de l’Yonne mentionne l’identification de foyers de contamination nés lors d’événements collectifs similaires dans les départements voisins. En effet, le 13 juillet, plus de 4.000 personnes s’étaient rassemblées dans un champ de Saint-Parize-le-Châtel (Nièvre), sans mesure d’hygiène particulière ni masque. Les autorités avaient préféré ne pas tenter une évacuation, trop risquée. Des agents de l’agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté ont finalement distribué 20.000 masques et gels hydroalcooliques.

Ces événements continuent donc d’être dans le collimateur du gouvernement. Une loi anti rave-parties « tendant à renforcer l’encadrement des rave‑parties et les sanctions à l’encontre de leurs organisateurs » avait été adoptée à la majorité par le Sénat le 22 octobre 2019. Aujourd’hui, les mesures prises à l’échelle locale dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de SRAS-Cov viennent la renforcer.

Pour le département de l’Yonne, ce n’est pas une première. les rave-parties sont la bête noire du territoire depuis de nombreuses années. Un arrêté avait été pris le 23 avril 2019 en raison d’une absence de déclaration. De plus, le « Teknival 2019 » devait se dérouler les 4 et 5 mai, en même temps que les manifestations des gilets jaunes. L’un des autres arguments avancés était donc une insuffisance des effectifs des forces de sécurité. L’interdiction avait été renouvelée le 13 août.

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