Giovanna Delorme-Décauché, toute une vie de danse et de partage

Le nord de l’Yonne est un vivier d’artistes, de danseurs notamment, très talentueux. Le territoire s’attache à valoriser ce savoir-faire au travers d’écoles, de nombreux compagnies et spectacles. Certains enseignants du Conservatoire du Grand Sénonais évoluent également en tant que professionnels. C’est le cas de Giovanna Delorme-Décauché, immergée dans l’univers de la danse depuis l’âge de 3 ans.

Giovanna Delorme-Décauché foule de nombreuses scènes depuis 15 ans en tant que professionnelle, pour des chorégraphes ainsi qu’à la tête de sa compagnie de danse amateur et semi-professionnelle « Coïncidence », basée à Malay-le-Grand. Son objectif était en premier lieu de travailler avec ses élèves hors cadre scolaire « pour les amener un peu plus loin », et de conserver un lien avec ceux qui se sont professionnaliser ou qui ne pouvaient plus assister à ses cours, souvent en raison de leur nouvelle vie estudiantine.

« Transmettre ma passion, voir le plaisir que ça procure et que ça emmène certains sur le chemin de la professionnalisation »

D’ailleurs, cette danseuse de 36 ans ne saurait envisager pleinement sa passion sans enseigner. Elle entame sa 16ème année au sein du Conservatoire en tant que professeur de danse contemporaine et jazz, dont 10 ans à Paron avant le regroupement des écoles. Pour elle, il n’y a pas d’âge pour danser. Giovanna Delorme-Décauché donne l’exemple d’une petit fille de 4 ans mais également d’une de ses élèves, une femme âgée de 74 ans qui « envoie du feu de dieu ».

Mais Giovanna estime que ses cours de danse ne sont qu’un « échantillon » de ce que peut offrir ce milieu. Elle s’est engagée à permettre à ses élèves d’assister à de nombreux spectacles. « C’est aussi les ouvrir à la culture : la musique, la danse, la gestuelle. Ne serait-ce que pour la danse contemporaine, il existe des milliards de stylistiques ». Elle ajoute que « La danse contemporaine, c’est la danse du moment, en perpétuelle évolution », un art par lequel différents genres s’entremêlent. « Les cultures se sont rencontrées dans la vie mais elles se sont aussi rencontrées sur la scène. Maintenant on y mélange le cirque, on y mélange la voix… et quand c’est bien fait, c’est beau ».

« J’aime bien mélanger les arts

Giovanna Delorme-Décauché aime travailler en tant qu’interprète, au service d’un chorégraphe, pour transmettre un message. Mais elle varie les plaisirs en collaborant avec de nombreux artistes de spécialités diverses. Elle fut l’une des femmes qui courent le temps du peintre David Ribeiro, une peinture dansée réalisée à plusieurs occasions, en plein air sur la place de l’église de Verdun-sur-le Doubs ou encore à la Ferme du Grand Béon à Soucy.

La danseuse et chorégraphe s’ouvre régulièrement à un panel de performances aussi riche professionnellement que sur le plan humain. Mais elle regrette néanmoins de ne pas travailler plus avec des artistes locaux, notamment des chorégraphes, qui, selon elle, privilégient les performeurs en provenance d’autres régions, surtout de Paris. « Souvent en fait, je ne sais pas pourquoi, quand on est des locaux, on est pas valorisé. On a l’impression qu’on est amateur ».


Enseignement artistique au conservatoire du Grand Sénonais
image_pdfTélécharger

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :