Emploi : Plus de 50 métiers dans la Marine nationale pour des icaunais passionnés

Sylvain Ollivier, Premier-Maître, chef du bureau Marine centre d’informations des forces armées à Dijon et responsable de recrutement en région Bourgogne au forum des MFR a Auxerre en janvier 2020

La Marine nationale lance une nouvelle campagne de recrutement le 1er février. Sylvain Ollivier, Premier-Maître, chef du bureau Marine centre d’informations des forces armées à Dijon et responsable de cette opération en région Bourgogne encourage la jeunesse à s’engager.

En mer, sur terre et dans les airs, 39.000 marins accomplissent chaque
jour des missions de renseignement, de prévention, d’intervention, de protection et de dissuasion. Cette composante des forces armées fait l’objet d’un turn-over assez important en termes de Ressources Humaines, d’où un besoin régulier de nouvelles recrues.

Chaque année, ce sont plus de 4.000 candidats âgés de 16 à 30 ans au total qui sont recrutés et formés. En 2020, 67 Bourguignons avaient rejoint les rangs. En général, entre 65 et 70% des candidats ouvrant un dossier de candidature se voient engagés. Depuis le début du mois de janvier 2021, 14 dossiers ont été ouverts. Un chiffre plutôt satisfaisant pour Sylvain Ollivier, Premier-Maître et responsable du recrutement en Bourgogne. Dans l’Yonne, le nombre de recrues en 2020 était de 10. A Sens, ville incontournable dans cette phase de recrutement, 2 candidats sont devenus marins.

Aujourd’hui, la Marine nationale recherche tous les volontaires pour tous les métiers, mais plus particulièrement dans ces domaines : aéronautique navale, systèmes de communication, restauration et sous-marins.

Qui peut entrer dans la Marine nationale ?

L’Ecole des Mousses « n’est pas l’école de la dernière chance » tient à préciser Sylvain Ollivier. Il s’agit d’une véritable opportunité d’apprendre un métier et de construire une carrière notamment pour « les jeunes de 16-18 ans qui ne savent pas trop quoi faire et qui n’ont pas peur de partir de chez leurs parents » pense le recruteur. A une différence près, comparé au secteur privé, les critères de recrutement ne se fondent pas sur les diplômes.

C’est la particularité de l’institution. Si les candidats sont répartis sur de nombreuses formations et moult métiers en fonction de leur niveau d’étude (de la 3ème à bac +5), c’est avant tout leur motivation qui prime lors du recrutement selon le Premier-Maître, et moins le parcours en lui-même. « Je regarde surtout le profil de la personne » précise-t-il. Peu importe le domaine d’études, le recruteur peut lui proposer d’en faire son métier.

Sylvain Ollivier se souvient que l’un des deux Sénonais recrutés en 2020 était titulaire d’un BTS en hotellerie-restauration. Il avait ensuite intégré l’école de Maistrance, à Brest, en tant que fusilier marin. « Comme quoi, on a vraiment des parcours atypiques ».

Autre critère retenu lors du recrutement : le comportement adopté tout au long de la scolarité, évalué grâce aux appréciations des professeurs. Suite à un entretien, les jeunes doivent prouver qu’ils sont motivés en améliorant leur attitude d’ici la fin de l’année scolaire si nécessaire.

Peut-on être marin et avoir une vie de famille ?

Déjà, il n’y a pas de définition précise du marin tant les métiers sont multiples et les affectations diverses en termes de durée et de lieu. Un marin affecté sur un bateau navigue entre 4 et 6 mois dans l’année. Des missions durent de 3 à 4 mois et sont entrecoupées par des périodes d’entretien du navire, d’entrainement et de repos qui se déroulent à quai. Il y a également une partie dite de « soutien », composée de marins exerçant à terre, dans des milieux plus industriels, en atelier naval, par exemple, et administratifs.

Quoi qu’il en soit, quel que soit le lieu de l’affectation, sur la terre ferme ou en mer, la vie de famille est aujourd’hui un aspect privilégié par la Marine nationale selon le Premier-Maître. Exit l’image du marin qui embarque pendant des mois, condamné à la solitude. Mails et satellites permettent une communication régulière pendant les missions. De plus, des rencontres entre les marins et leurs proches peuvent être organisées pendant les escales.

Ce secteur tend-il vers une parité hommes-femmes ?

C’est en tout cas l’objectif de la Marine nationale qui se féminise doucement mais sûrement, visant 50% de femmes en plus d’ici 2030. Alors qu’elles représentent aujourd’hui seulement 14,7% des effectifs, dont 9% embarqués. Une quarantaine d’officiers féminins ont déjà commandé une unité à la mer, certaines ayant accédé au grade d’amiral. Les filières des forces sous-marines sont en train de s’ouvrir aux femmes. Les premiers embarquements d’officiers sur SNLE viennent d’être accomplis.

Seuls 15 à 20% des candidats sont des femmes car « il y a encore un peu cette idée d’armée, de milieu d’hommes. Mais dans la Marine, tous les métiers sont accessibles aux femmes » insiste Sylvain Ollivier. Le sexe n’est pas pris en compte, seules les compétences comptent.

Les femmes peuvent donc s’engager sans craindre un projet de maternité et de vie de famille. « Le jour où vous voulez avoir un enfant, vous pouvez avoir une affection à terre pendant 3 à 6 ans. C’est valable pour le papa aussi » leur dit-il en général en entretien.



Prendre rendez-vous pour un entretien : 03.80.11.22.62

Permanences :

Sens : 2ème mercredi du mois de 11h à 12h et de 14h à 16h
Après-midi : Mission Locale – 6 rue Henri Sanglier

Migennes : 2ème mercredi du mois de 11h à 12h et de 14h à 16h
Matin : Foyer des anciens marins « La Godille » – derrière la Bibliothèque municipale, avenue de l’Europe

Auxerre : 3ème mercredi du mois de 10h à 12h et de 14h à 16h
Matin : Mission Locale – 1 avenue Rodin
Après-midi : CIRFA – 16 bis rue Faidherbe

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