Jusque-là, l’Organisation Mondiale de la Santé n’a fait que semer la peur et pousser les nations dans leur retranchement. Depuis le début de ladite pandémie, l’organisme sert un discours ultra alarmiste permanent sur l’accélération de la pandémie, avec une augmentation exponentielle du nombre de cas infectés. L’OMS avait également émis l’hypothèse qu’il n’y aurait peut-être jamais de vaccin et que le virus pourrait ne jamais disparaitre. De quoi affoler les dirigeants du monde entier au plus haut point.

A noter qu’en 2009, l’OMS avait modifié la définition du terme pandémie en supprimant les termes « avec une mortalité significative par rapport à la proportion de la population infectée ». De coup, on ne peut que se demander, en proie à une certaine ignorance forcée, si un taux de mortalité de 0,022% de la population mondiale est significatif comparé aux 12% de décès dus à la peste noire au 14ème siècle… ?

Toujours est-il que les effets de cette vague de catastrophisme se sont rapidement fait sentir avec l’instauration d’un confinement, sur recommandation ferme de l’OMS, ainsi que de nombreuses mesures restrictives des libertés individuelles. Une réaction qui avait d’ailleurs grandement inspiré Gaël Giraud, directeur de recherche au CNRS, dans une tribune publiée dans Reporterre. L’occident vit au moyen-âge, c’est un fait, et la gestion de cette crise en est la preuve.

Puis l’OMS s’est sans doute rendue compte de sa bourde puisque le directeur a régulièrement évoqué lors de diverses allocutions les conséquences ravageuses du confinement. Mais trop tard le mal était fait : appauvrissement d’habitants déjà en difficultés, augmentation des violences conjugales avec un plus grand risque que des enfants y assistent, une économie menacée de s’écrouler et la récession qui fait rage.

Aujourd’hui, l’organisation fait dire par son envoyé spécial David Nabarro que les dirigeants ne devraient pas utiliser le confinement comme moyen principal de lutte contre le virus, une machine malgré tout bien huilée. Quoique la France, certainement dans un sursaut de lucidité, a évité un reconfinement total aux habitants.

Néanmoins, la coutume veut que l’on s’incline devant la peur, et pourquoi pas, devant un désir de marquer un pays au fer rouge pour asseoir son autorité. Couvre-feux et interdictions continuent de se multiplier, mettant à mal les commerces et la culture, particulièrement visés.

Pourtant le SRAS décroit plus ou moins selon les départements depuis avril… Le nombre de cas infectés, argument choc des gouvernements, a-t-il réellement augmenté ? Ont-ils toujours été présents, tapis dans l’ombre, nourrissant simplement une immunité collective, pilier de la pérennisation de l’espèce humaine depuis des centaines de milliers d’années ? N’en déplaise à l’OMS… Sa mise en lumière par un dépistage massif n’est-elle pas un peu comme découvrir des meubles lorsqu’on éclaire une pièce ?

En tout cas, aujourd’hui, le Français mange Covid, dort Covid, pense Covid, enfermé lui aussi dans un état d’angoisse et de terreur sempiternelle. Il ne tergiverse quasiment plus que sur ce sujet et réprimande ses pairs en cas de manquement aux règles imposées par l’état d’urgence sanitaire. Dans ce contexte, même les libertés individuelles sont volontiers sacrifiées. Puis un acte de barbarie nous rappelle au bon souvenir de « Charlie », l’espace d’un instant. Menace terroriste versus Covid, le match est-il serré ?

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