Des drapeaux en berne pour Samuel Paty

Drapeaux en berne le 17 octobre 2020 / Mairie de Sens

Professeur d’histoire dans un collège des Yvelines, Samuel Paty a été sauvagement assassiné le 16 octobre pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo, dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression, thème du programme de l’enseignement moral et civique.

A l’origine de cette barbarie, l’appel des parents d’une de ses élèves sur Facebook le 7 octobre réclamant l’expulsion du professeur. Le père a multiplié les actions contre Samuel Paty, à la fois sur la toile et au commissariat. Il avait le soutien d’un homme connu des services de renseignement, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui.

Le corps du professeur d’histoire a été retrouvé dans une rue non loin du collège, décapité. L’auteur se nomme Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov, un russe d’origine tchétchène de 18 ans, qui habite à Evreux et de passage à Conflans-Sainte-Honorine. Deux jours après, des rassemblements avaient lieu dans toute la France. Des dizaines de milliers de Français se sont réunis pour lui rendre hommage et des drapeaux avaient été mis en berne dès le lendemain.

« Le conseil municipal se joint à moi pour exprimer son horreur et sa tristesse devant cet acte perpétré sur notre territoire. Une nouvelle fois notre pays est en proie à l’horreur de la barbarie. Toutes nos pensées vont à la famille, aux collègues, aux amis et aux élèves de ce professeur qui effectuait tout simplement son travail :  inculquer les valeurs de la République et, la première d’entre-elle, la liberté à nos enfants » a déclaré Marie-Louise Fort dans un communiqué.

image_pdfTélécharger
%d blogueurs aiment cette page :