Des conférences de premier choix offertes par la Société Archéologique de Sens

Une conférence est organisée par la Société Archéologique de Sens le 6 octobre 2020 dans les locaux du CEREP sis 5 rue Rigault. Elle portera sur deux ouvrages « Dans les pas de Saint Edme » et « Les Jardins de Vallery » ainsi que sur « Les Icaunais dans la campagne de Russie ».

Erudition et jardin historique en première partie de cette conférence

Mgr François Tricard, prêtre du diocèse de Sens-Auxerre et conservateur ecclésiastique du trésor de la cathédrale de Sens, et Etienne Chilot, historien spécialiste de la chute des monarchies européennes, proposent en première partie deux conférences axées sur leurs livres parus respectivement en avril 2020 et en juin 2020 aux éditions Le Charmoiset.

Mgr François Tricard, auteur du livre Dans les pas de Saint Edme mettra en exergue le rôle de Edmund d’Abingdon, dit saint Edme, archevêque de Cantorbéry (1234), dans l’histoire intellectuelle du Moyen Âge. Il y a très peu de littérature sur ce personnage qui privilégiait les liens du cœur. Les conditions de sa canonisation restent floues bien que les archives départementales de l’Yonne se soient étoffées le 26 août 2013 par l’arrivée de documents conservés dans les réserves du Trésor de la cathédrale de Sens depuis 1939. Si beaucoup espèrent lever le voile sur cet aspect de son histoire, Edmund d’Abingdon demeure un éminent universitaire.

Etienne Chilot a, quant à lui, consacré un ouvrage sur Les Jardins de Vallery. Situés en contrebas du château de Vallery, ces jardins, et même les vergers, sont un témoin exceptionnel de la Renaissance française classés au titre des Monuments Historiques le 12 Juillet 1946. Rachetés par le SIVOM du Gâtinais en 1992, les Jardins de Vallery ont fait l’objet de nombreuses fouilles archéologiques afin de récolter le plus d’indices possible de manière à lui redonner son aspect initial.

« Les Icaunais dans la campagne de Russie »

En seconde partie, l’historien local Pierre Glaizal exposera une partie de l’histoire des campagnes napoléoniennes, plus précisément celle de 1812, particulièrement meurtrière. L’objectif de Napoléon était de dominer la Russie en assiégeant Moscou. Un échec cuisant.

Il y a environ deux ans, ce passionné d’histoire locale attendait des documents aux Archives de l’Yonne. Il découvre alors dans un livre l’histoire d’Etienne Ruffier, soldat de la campagne de Russie de 1812 originaire de Champlost, revenu chez lui au bout de seulement 25 ans.

Pierre Glaizal a donc enquêté sur ce personnage atypique qui avait quitté son village icaunais comme de nombreux autres jeunes hommes. Il était marié avec deux enfants. Mais il avait préféré, après plusieurs années d’emprisonnement en Russie, parcourir le monde en tant que marin. Autant dire que son retour fut compliqué.

Poussé par Régis Baty, gendarme de métier qui participe régulièrement à des fouilles en Russie aux côtés d’archéologues, l’historien local s’est donc lancé dans un véritable parcours du combattant pour lister tous les Icaunais ayant disparu au cours de cette campagne.

Plus de 1500 soldats icaunais ont disparu lors des campagnes de Russie, dont près de 300 pour la seule bataille de la Moskowa. Pierre Glaizal effectue actuellement un travail minutieux pour retrouver l’histoire de chacun d’entre eux grâce à diverses sources comme le registre du ministère de la Défense, la Société Généalogique de l’Yonne ou encore les archives de l’Yonne.

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