Décès de Jean-Luc Dauphin, figure emblématique de l’histoire du nord de l’Yonne

Jean-Luc Dauphin, homme de culture et d’esprit, fervent défenseur du patrimoine local né le 2 octobre 1955, nous a quitté le 16 juillet 2020 des suites d’une longue maladie, à l’âge de 64 ans. Ses obsèques ont été célébrées le 23 juillet 2020 en l’église Notre-Dame-de-L’Assomption de Villeneuve-sur-Yonne.

Originaire de Paris, Jean-Luc Dauphin a suivi des études de linguistique à la Sorbonne ainsi que d’histoire à l’Ecole des Hautes Etudes. Maire de Villeneuve-sur-Yonne de 1995 à 2001, président de la Société Archéologique de Sens, président-fondateur des Amis du Vieux Villeneuve, linguiste, historien, son champ d’actions était vaste. Son implication dans la vie citoyenne et culturelle locale laisse une marque indélébile dans l’esprit de tous ceux qui l’ont connu.

« J’ai toujours eu une passion pour l’histoire et le patrimoine »

Jean-Luc Dauphin s’est épris des richesses historiques de la région dès ses 14 ans, à Marsangy puis à Sens, avec le musée et la bibliothèque. De nombreuses personnalités ont jalonné sa route et l’ont accompagné dans ses projets, notamment dans la fondation de l’association « Les Amis du Vieux Villeneuve-sur-Yonne » en 1973, à 17 ans à peine.

Au début de la même année, il intégra la Société Archéologique de Sens, parrainé à la fois par l’archéologue Henri Carré et par l’historien l’abbé Leviste. Il s’investit corps et âme dans la vie de l’association aux côtés d’Etienne Dodet, entre autres par la rédaction de moult publications dont il fut d’ailleurs nommé responsable dans les années 80, avant d’endosser le rôle de Vice-président. C’était là un pan de ses recherches qui lui tenait à cœur et qu’il transposa à Villeneuve-sur-Yonne dès 1978 avec la revue Etudes villeneuviennes.

Jean-Luc Dauphin devint ensuite président de la SAS à la fin des années 90, d’abord en alternance avec Bernard Brousse, éminent historien du territoire sénonais.

« Les choses n’ont de sens que dans la continuité »

Ses divers écrits, ouvrages et romans historiques comme Le dernier des Jacobins, Le diable à Cerisiers Dernier chapitre à Villeneuve-le-Roi ou encore Une anglaise à Joigny, sont autant de témoins de l’histoire locale que de son engagement auprès de sa région.

L’historien est même entré aux affaires culturelles de la municipalité de Villeneuve-sur-Yonne en 1983 pendant le mandat de Roland Bonnion. Mais son amour pour l’histoire et la culture n’avait d’égal que son désir de transmettre son savoir. A la même époque, il commença à enseigner dans l’Yonne, en tant que professeur de lettres classiques.

En 2011, alors qu’il est était vice-président du Conseil Général de l’Yonne, Jean-Luc Dauphin songeait sérieusement à quitter l’univers politique pour se consacrer à la recherche et à l’écriture de publications. Mais en 2014, il saisit l’opportunité de rejoindre de nouveau les affaires culturelles et poursuivit son ouvrage qui avait débuté 30 ans plus tôt.

Au cours de son mandat, il permit l’agrandissement et la modernisation du musée Carnot et de l’espace culturel Pincemin. Deux ouvrages qui lui avaient procuré une grande satisfaction, non pour lui comme il le précisait, mais pour la ville.

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