Crise sanitaire et désastre écologique

David et Cyril Rosse, adeptes de pêche « no-kill » auxerrois ont alerté diverses institutions au sujet de cette baisse anormale du niveau de l’Yonne. Sans réponse, ils ont décidé de créer la page Facebook « Alerte rivières et canaux » d’informer la population et recueillir le plus de photographies possibles.

Que risque la faune ?

Pour Cyril Rosse, la biodiversité des rivières est clairement en danger. Le pêcheur a pu constater, notamment, que de nombreux « poissons restaient coincés dans des poches d’eau et finissait par mourir ». Les deux frères et Didier Barbier, président de l’Union des Pêcheurs auxerrois, craignent que la situation ne s’aggrave car les niveaux continuent de baisser dans certains bras.
L’impossibilité pour certaines espèces d’accéder aux végétaux sur les berges met également en péril leur reproduction. C’est sans compter les nombreuses actions de braconnage.

Que s’est-il passé ?

Au mois de février jusqu’en mars, le taux de précipitation a été très élevé. De fait, le niveau des cours d’eau était élevé en Bourgogne-Franche-Comté.

Afin de prévenir d’éventuelles crues, les Voies Navigables de France (VNF) avaient décidé d’ouvrir les barrages. Les bras de l’Yonne se sont donc asséchés. Mais aucune pluie n’est venue arroser la région en quinze jours et le niveau d’eau des bras de l’Yonne est donc resté très bas.

Les Voies Navigables de France disent intervenir de nouveau sur les 40 barrages de l’Yonne depuis début avril à un rythme très restreint en raison des mesures de confinement. Mais Cyril Rosse estime que les Voies Navigables de France « sont allés beaucoup trop loin » en laissant l’Yonne dans cet état.

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