Confinement : le calvaire des femmes battues

Les mesures mises en place afin de lutter contre l’épidémie de coronavirus Covid-19 ont des conséquences dramatiques au sein des foyers où règne la violence. Le confinement faisait craindre une hausse des violences vis à vis des femmes et des enfants.
Malheureusement, cette peur prend aujourd’hui la forme de constat partout en France y compris dans l’Yonne où les organismes d’aide aux victimes ont renforcé leur dispositif de lutte contre les violences conjugales.

Il n’est pas interdit de fuir

S’il est impératif de suivre les règles de confinement et les consignes sanitaires, les victimes de maltraitances peuvent fuir devant le danger auprès de leurs proches. Les centres d’hébergement d’urgence continuent d’accueillir les victimes même en service restreint, avec une mise en œuvre des mesures barrières, un équipement adapté ainsi qu’un accompagnement scolaire pour les enfants.

Les tribunaux, également en activité réduite, traitent les violences conjugales en priorité.
Le dispositif de sécurité Monshérif

Ce dispositif est un bouton d’alerte Bluetooth relié au mobile qui a été testé dans l’Yonne pendant un an auprès des victimes de violences conjugales. Ce bouton permet d’alerter discrètement des proches, enregistrés préalablement, en cas d’urgence.

Ce système, fabriqué par Meetphone et dont la distribution ainsi que l’aide pour son utilisation est supervisée par l’association d’aide aux victimes ADAVIRS, a largement fait ses preuves. Il est désormais largement diffusé et fourni gratuitement aux victimes bénéficiant de l’aide juridictionnelle et en difficultés financières.

Organismes sénonais
CHRS (Centre d'hébergement et de réinsertion sociale) de Sens :
61 boulevard du 14 juillet
Tel : 03 86 64 47 72

Numéros utiles
119 si l’on est témoin, même auditif, même dans le doute, de violence sur un enfant
3919, en cas de suspicion de violence conjugale

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