Cinéma : Le CinéKino est accueilli à bras ouverts dans le Sénonais

Mis à l’arrêt pendant la période de confinement, le projet CinéKino reprend un cours normal avec une projection du film allemand La Vague (Die Welle en version originale) de Dennis Gansel le jeudi 17 Septembre à 20h au cinéma Confluences. L’AFAS sera également présente lors de la fête des associations qui a lieu aujourd’hui de 10h à 18h.

L’association Franco-Allemande de Sens (AFAS) s’évertue à faire connaitre la culture allemande sur le territoire depuis une quarantaine d’année. Aujourd’hui, l’organisation souhaite insuffler aux Sénonais le goût du cinéma d’Outre-Rhin au travers du CinéKino, baptisé ainsi puisque « kino » signifie cinéma en allemand. Un projet qui s’adresse à un large public et qui présente un caractère autant ludique que pédagogique pour les jeunes lycéens germanistes.

L’association n’a donc pas hésité à solliciter la collaboration du Lycée Catherine et Raymond Janot, et de toutes personnes intéressées par le cinéma, cinéphiles ou amateurs. « Le but, c’est de faire connaitre un peu mieux le cinéma allemand. Beaucoup de gens connaissent les grands noms comme Fritz Lang (du début du 20ème siècle, ndlr), etc. Dans les contemporains, il y en a pas mal qui sont à découvrir aussi, ou à redécouvrir » explique Claude ARBONA, secrétaire adjoint de l’association et passionné par le 7ème art depuis de nombreuses années.

« Ça a été un grand succès parce qu’on attendait dans les 70 personnes. On a même dû rajouter des sièges dans la salle du Confluences ».

La projection de films allemands en version originale sous-titrée a fait sensation dès la première séance en janvier 2020 puisqu’elle a réuni dans les 120 spectateurs avec le long métrage De l’autre côté du Mur de Christian Schwochow. Le secrétaire adjoint espère que le public sera au rendez-vous pour ce second film qui avait rencontré un franc succès auprès des Allemands au moment de sa sortie en 2008.

L’œuvre de Dennis Gansel met en scène un jeu de rôle grandeur nature, initié par le professeur Rainer Wenger, visant à expliquer le fonctionnement d’un régime totalitaire à ses élèves. Elle est inspirée du roman The Wave de Todd Strasser paru en 1981, déjà transposé deux fois à l’écran, dans lequel Ben Ross, professeur d’histoire, fonde un mouvement fascisant nommé « La Troisième Vague » pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves. Même Netflix s’est prêté au jeu de l’adaptation de cette œuvre avec sa nouvelle série Nous, la vague réalisée par Dennis Gansel, Jan Berger et Peter Thorwarth, un reboot à la fois très enthousiasmant et source de scepticisme pour les adeptes.

« Le professeur a voulu montrer à ses élèves qu’un régime autocratique totalitaire pouvait très bien revenir dans une démocratie actuelle »

Beaucoup rejettent l’éventualité d’une renaissance d’un régime totalitaire dans une société telle que la nôtre, scénario totalement infondé qui reposerait sur de simples peurs. Pourtant, force est de constater « une détérioration de la qualité de la démocratie en France » comme le souligne Eugénie Mérieau, politiste et juriste diplômée de Sciences Pô, et autrice de La dictature, une antithèse de la démocratie ?.
Le film pose ainsi les bases de nombreuses controverses mais surtout d’un débat qui se déroulera en fin de séance.

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