Bilan de l’épidémie de SRAS CoV-2 dans l’Yonne : Le taux de guérisons est plutôt bon

On compte actuellement 1708 retours à domicile, soit un bon taux de guérison : près de 70% du nombre total d’hospitalisations depuis le 18 mars 2020.
C’est aussi 7 fois plus que le nombre total de patients admis en réanimation (10% du nombre de patients hospitalisés) et 4 fois plus que le nombre de décès (18% du nombre de patients hospitalisés), et accessoirement 100 fois plus que le nombre actuel de patients en réanimation.

Par ailleurs, si on observait une forte hausse du nombre d’hospitalisations dès la mi-octobre 2020 jusqu’en décembre avec deux pics le 9 décembre (247 patients) et le 30 décembre (246 patients), les chiffres sont ensuite revus à la baisse et oscillent actuellement entre 190 et 220 patients, avec une chute à 155 au 17 février 2021.

Sur la prise de décisions des politiques, ce qui prime en réalité, c’est le taux d’incidence, niveau de transmission du virus ou encore taux de circulation. Il est calculé en fonction du nombre de cas positifs. Rapporté sur 100.000 habitants, il se calcule comme suit :
(nombre de personnes positives x 100.000) / population totale, de la zone étudiée.
Soit de 97 pour la journée du 27 mars 2021.

Toutefois, le taux d’incidence pris en compte est calculé sur 7 jours glissants, de manière hebdomadaire, avec un délai de 3 jours dû à la consolidation des données. Les résultats d’une semaine sont additionnés. Il s’élève à ce jour à 300,2 (cas positifs pour 100.000 habitants) dans le département de l’Yonne (du 23 au 29 mars 2021). Au national, il est de 393,32.

Précisons tout de même qu’en France, les tests sont réalisés avec un nombre de cycles très élevé (40 à 45 selon Le Monde). Plus le nombre de cycles est élevé, plus faible est la charge virale (le niveau de contagion est très faible). A noter aussi que la valeur seuil de positivité du test RT-PCR définie par la Société Française de Microbiologie est de 33 cycles.

Ce nombre de cycles d’amplification est très différent d’un pays à l’autre et même selon le Landër en Allemagne. Concernant la Belgique : interrogé par RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) en septembre 2020, Frédéric Cotton, responsable du service biochimie clinique au laboratoire universitaire de Bruxelles, « estime qu’à partir de 30 à 35 cycles où on a amplifié le virus, on considère que la charge virale (la quantité de virus) est non significative et négligeable ».

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