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Economie

Valérie Walter succède à Marie Bonnet-Aubin à la présidence des Femmes Chefs d’Entreprises de l’Yonne

Publié le 4 février 2021

Aujourd’hui, 30% des entreprises icaunaises sont dirigées par des femmes. Parmi elles, Valérie Walter, géomètre-experte, endosse le rôle de présidente de la FCE de l’Yonne depuis le 21 janvier 2021, succédant à Marie Bonnet-Aubin, à la tête de la société Braizat Etiquettes.

Elevée au sein d’une fratrie masculine, la chef d’entreprise Valérie Walter n’est pas femme à se laisser impressionner par des milieux d’hommes. C’est en partie ce qui a guidé son choix lorsqu’elle a dû s’orienter professionnellement.

Dès 1989, Valérie Walter débute des études de géomètre, le début d’une carrière prometteuse. En 1990, elle effectue un stage, encouragée par son grand-père. Prévu pour une durée de 15 jours, le stage durera finalement tout l’été, tant ce métier, déjà très technique avec l’arrivée des premiers ordinateurs, la passionne.

Conseil, droit, sécurisation juridique, bornage, délimitation de mur, contrôle d’ouvrage, ou encore diagnostic immobilier, Valérie Walter s’épanouit à travers "un métier très diversifié" qui l’amène chaque jour à se dépasser. Elle possède aujourd’hui, avec son époux, 5 cabinets et manage 9 salariés. Le couple avait fait sa première acquisition à Sens en janvier 1999. Puis ils ont racheté deux autres structures à Joigny et Migennes en 2008. Un petit dernier situé à Montereau a rejoint l’aventure en 2015.

Se retrouver entre femmes qui ont les mêmes problèmes, les mêmes envies.

Etre une femme chef d’entreprise aujourd’hui en France est synonyme de double, voire de triple réussite : en tant que femme, chef d’entreprise et bien souvent en tant que mère comme Valérie Walter, maman de 4 enfants. Concilier tous ces aspects de leur vie représente un véritable challenge qu’elles relèvent avec brio. Pourtant une difficulté persiste : une femme se voit souvent obligée de prouver qu’elle est autant capable qu’un homme, notamment auprès des banques qui sombrent parfois dans un sexisme affligeant.

Valérie Walter évoque les raisons qui l’ont poussée a intégrer la FCE (Femmes Chefs d’Entreprises) il y a 9 ans. "L’idée de se retrouver entre femmes qui ont les mêmes problèmes, les mêmes envies, c’était ça au départ. Après j’y ai trouvé une convivialité, des amies, du soutien aussi" explique-t-elle.

C’est l’une des vocations des Femmes chefs d’entreprises mondiales (FCEM), fondée par Yvonne-Edmond Foinant en 1945. "Seules nous sommes invisibles, ensemble, nous sommes invincibles" disait la première femme élue à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris et au comité directeur du CNPF (l’actuel Medef).

Valérie Walter envisage ainsi de développer un système de marrainage, l’une de ses priorités. Accompagner les futures dirigeantes dans leur projet permettrait de rompre davantage l’isolement auquel sont souvent confrontées les femmes dirigeantes, notamment par une orientation vers "les bons interlocuteurs et trouver un moyen de trouver des solutions plus rapidement".

Se faire connaitre avant tout.

Aujourd’hui, la délégation de l’Yonne compte 27 femmes chefs de petites et moyenne entreprises, en majorité sénonaises, contre 35 en 2011. Valérie Walter aspire donc à augmenter les effectifs par une forte communication, en dépit d’une impossibilité d’organiser des rencontres.

Cette baisse des adhésions serait en partie due à un manque de mobilité de l’association sur le reste du département, surtout sur le Jovinien et l’Auxerrois, avec une concentration des réunions à Sens. Le fait est qu’à l’origine, la délégation était scindée en deux antennes à Sens et à Auxerre. Mais Valérie Walter semble prête à relever le défi.

Enfin, depuis quelques années, les effectifs se diluent au sein de nombreux réseaux d’entraide dédiés aux femmes chefs d’entreprises. Des initiatives qui réaffirment la volonté de ces femmes, dignes successeures d’Yvonne-Edmond Foinant, de sortir de l’ombre et d’équilibrer les forces. Valérie Walter espère d’ailleurs créer de solides partenariats avec ces autres associations dont Créez Comme Elles.

Un autre moyen de se faire connaitre d’avantage lui apparait comme une évidence : augmenter la participation des membres du groupe à des mandats au sein de diverses institutions comme les Prudhommes, la CCI ou encore Initiactive 89.

En diagnostic, les gens qui avaient projeté de changer de maison, aujourd’hui, ils attendent.

En tant que chef d’entreprise, Valérie Walter connait les mêmes déboires que bon nombre de sociétés suite aux mesures gouvernementales liées à la gestion de l’épidémie. Sa société avait été mise à l’arrêt pendant plus de 6 semaines à l’occasion du 1er confinement. Aujourd’hui, elle tourne au ralenti.

La chef d’entreprise remarque une forte inquiétude générale. Les particuliers se projettent peu. "On sent quand même que le particulier attend. Ca n’a pas été le cas entre les deux confinements. Depuis le 2ème confinement, on sent que les gens sont plus attentifs. Ils ne savent pas trop à quelle sauce ils vont être mangés, comment va tourner l’économie. Est-ce que dans 6 mois ils auront encore un boulot...".

Pour l’heure, son entreprise subit encore aujourd’hui une perte de chiffre d’affaires d’environ 15%, tout de même bien moins importante que sur les trois premiers mois de 2020, et un ralentissement de l’activité.


Contacter Valérie Walter : 06 84 20 59 42

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