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Sens : Need Robotics, une petite entreprise qui ne connait pas la crise

Publié le 4 février 2021

Il a suffit d’un CAP-BEP en électrotechnique, d’une belle carrière de 20 années dans un grand groupe et d’une bonne dose de détermination au Sénonais Ned Cekic pour s’assurer une place au soleil dans la robotique, secteur en plein essor. A tel point que sa société Need Robotics traverse la crise sanitaire avec une aisance déconcertante.

L’entreprise n’accuse aucune perte de chiffre d’affaires, au contraire en hausse. Et pour cause, dès sa création, la start-up s’est assurée des marchés de taille auprès de géants français comme Saint-Gobain et Alstom. D’ailleurs, les clients d’un quatre étoiles lyonnais devraient bientôt avoir la surprise de se faire servir par un GroomRobot, son dernier né.

Mais les marchés locaux (Senaxes, entreprise spécialisée dans l’impression 3D, ou encore la Clinique Paul Piquet avec laquelle il est encore en pleine négociation) sont également au rendez-vous. "La désinfection (aux ultraviolets, ndlr), c’est le coeur de bataille du commercial aujourd’hui" précise Ned Cekic qui propose depuis septembre 2020 un modèle réduit de cette machine adapté à des pièces de 15 à 20 m² maximum. Un produit qui, d’ailleurs, ne laisse pas indifférent les ambulanciers.

Le Réseau Entreprendre est à l’origine de ma démarche de création.

Pour Ned Cekic, l’aventure commence il y a plus d’un an lors d’un salon dédié à la création d’entreprise organisé par le Crédit Agricole, avec une promesse de fonds d’aide. En octobre 2020, il défendait son entreprise et les métiers de la robotique devant la commission du réseau Entreprendre Bourgogne.

Need Robotics s’est finalement distinguée aux côtés de 32 autres porteurs de projets sélectionnés par le réseau Entreprendre Bourgogne. Ned Cekic a bénéficié d’une aide de 30.000 euros, sur un investissement total de 180.000 euros.

Le dirigeant est également suivi par un coach d’entreprise avec lequel il peut échanger chaque mois. "Ca me permet d’avoir un guide et d’éviter quelques erreurs et surtout de parler de ma stratégie avec lui pour essayer de m’orienter".

Aujourd’hui, on ne peut pas ignorer que les jeunes générations attendent des métiers plus funs.

Offrir du "fun" à la jeunesse, leur proposer des contrats de professionnalisation afin de leur permettre d’augmenter leurs compétences, c’est l’un des enjeux de Ned Cekic. D’ailleurs, il accueille deux jeunes talents.

Originaire de Saint-Florentin, Louis, 20 ans, est étudiant en 3ème année d’ingénierie mécanique à l’école des Mines de Nancy. Depuis le début de son stage, il a déjà planché sur la conception et la modélisation d’un convoyeur. Son prochain projet portera sur l’automatisation d’une usine en aménageant une zone de travail.

"Je suis vraiment heureux d’être là. C’est une entreprise avec une bonne ambiance et beaucoup de diversité".

Louis envisage de travailler dans l’automobilie et caresse l’espoir de rejoindre un jour les équipes du constructeur Bugatti.

Etudiant en robotique à l’IUT de Cachan, Adrien, 22 ans, s’est installé à Sens pendant un an, durée de son contrat d’alternance. Passionné par ce secteur, le jeune apprenti apprécie également la polyvalence qu’offre une telle structure à taille humaine.

Quand je vends mes solutions, je ne remplace pas les gens. Par contre, je leur enlève toute la pénibilité.

En 1995, l’économiste Jeremy Rifkin annonçait dans son ouvrage La fin du travail une automatisation systématique des tâches. Ving-cinq ans plus tard, politiques et chercheurs continuent d’alarmer le grand public et de spéculer sur la destruction de dizaines de millions d’emplois d’ici 20 ans avec le développement de la robotique.

Toutefois, d’autres acteurs de l’économie tiennent désormais un discours tout autre. Le Forum économique mondial rapportait en 2018 que l’automatisation allait, au contraire, créer de nombreuses nouvelles tâches. Pour éviter une crise de l’emploi, il incombe aux entreprises d’assurer la transition en soutenant "la main-d’œuvre existante grâce à la requalification et à l’amélioration des compétences".

Un point de vue partagé par Ned Cekic qui estime transférer des compétences aux salariés, en termes de programmation des robots notamment. Pour lui, il n’est pas question de leur enlever leur travail mais d’améliorer leur quotidien professionnel en lui ôtant toute pénibilité. Un robot n’est autre qu’un "coéquipier qui vient en soutien".

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