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Culture/histoire

Les Editions Stone Marten, ou la naissance d’un projet indéniablement empreint d’humanité

Publié le 13 octobre 2021

La toile accueille depuis plusieurs années les réflexions d’Anaïs sur le monde qui nous entoure, sous le nom de Les petits papiers de Stone Marten. Elle a toujours ressenti un besoin viscéral de répondre à l’intolérance, au manque de solidarité et aux inégalités qui marquent notre époque. La curiosité et la soif d’apprendre de Stone Marten, « la fouine » en Français, ne tarissent jamais. Néanmoins cette utopiste profondément humaine, élevée par des parents du même acabit, ne se contente pas d’aligner des mots bien sentis. Elle agit.

En 2015, Anaïs avait ouvert la page Action pour la paix suite aux attentats du 13 novembre. Elle invitait les Sénonais à aider les victimes d’attentats par des dons ou au moins en partageant. Un « Goûter pour la paix » a vu le jour le 21 mai 2016 dans l’ancienne boutique éphémère au 105 Grande Rue à Sens, grâce à l’association Patchwork Mixture. Ce jour-là, 300 euros avaient été récoltés et reversés à l’Association Française des Victimes du Terrorisme.

Aujourd’hui, elle ambitionne de développer son travail d’écriture en tant qu’auteure mais également en tant qu’éditrice, sans pour autant abandonner ses abonnés sur les réseaux sociaux. Comme elle l’enseigne à ses enfants, « il faut faire ce qu’on aime ». « Aujourd’hui, j’ai 35 ans, je ne me suis jamais sentie bien à mes postes, jamais à ma place. Donc comme on dit, quand on a rien, on a rien à perdre ».

L’envie grandissante d’être publiée et d’accompagner d’autres auteurs

Anaïs a peu à peu affiné sa plume et rêvait d’être publiée. Freinée par la complexité du monde l’édition, elle tenait bien au chaud ses nombreux manuscrits qui ne demandaient qu’à être lus. Il y a plus d’un an, elle décide finalement de créer sa propre maison d’édition, « Les éditions Stone Marten », encouragée par son amie et écrivaine Alexandra Bitouzet.

Son logo, un colibri, concrétisait un peu plus ce beau projet. Inspiré d’une légende amérindienne sur l’entraide et le partage, il a été réalisé par P’ink Dermographie, tatoueuse professionnelle basée à Auxerre, spécialisée dans le tatouage réparateur.

« Au début, c’était un truc lancé en l’air. Je me suis dit, je ne le ferai jamais. Et avec le texte pour enfants, je ne sais pas pourquoi, mais je sentais que je devais aller au bout ».

Son tout premier livre pour enfants Deva et la lune contrariée verra le jour en premier, certainement courant novembre 2021. C’est l’histoire d’une petite fille qui n’arrive à dormir le soir car la lune brille trop depuis des jours et qui tentera de comprendre pourquoi.

L’objectif sera ensuite d’offrir à d’autres auteurs une chance de faire rêver le grand public.

Anaïs travaille sans relâche sur cet ouvrage et s’est entourée de plusieurs talents tels que Khalid Mossayd qui met volontiers son expérience de l’édition à son service. Elle emmène également dans cette folle et passionnante aventure une jeune illustratrice dont elle affectionne particulièrement le style. Son nom est pour le moment auréolé de mystère et sera bientôt révélé en live sur la page de Stone Marten.

Une collection dédiée aux enfants particuliers

L’avenir professionnel d’Anaïs semble tout tracé. Mais plus qu’un métier, ce choix est, une fois encore, animé par sa foi en l’humanité et son désir d’un monde meilleur. Au-delà de la publication d’ouvrages, les éditions Stone Marten ouvrent une nouvelle voie à la différence.

« En fait, j’ai fait ce constat, forcément j’ai trois enfants et je leur lis des histoires, que très souvent, si on ne fouillait pas dans les lectures spécifiques, c’était toujours des enfants sans particularité ».

Deva et la lune contrariée sera en fait le premier livre d’une longue série d’ouvrages : Les histoires du soir pour les enfants particuliers. Tous les petits héros de cette collection se démarqueront par une particularité, par un handicap ou encore par leur situation familiale, des enfants qui évoluent dans des familles monoparentales, homoparentales, etc.

Le fait est que les livres impactent le développement personnel des enfants à travers le plaisir de lire, l’imaginaire mais aussi par la présence de divers personnages dont certains jouent le rôle de « miroir ». Les enfants peuvent s’identifier à ces protagonistes qui partagent les mêmes préoccupations qu’eux, la même réalité du quotidien. Et plus important encore, ils ont la possibilité de projeter leurs émotions, leurs sentiments, sur eux sans y être confrontés directement et ainsi s’en libérer.

Anaïs aimerait « étendre cette collection avec d’autres auteurs et d’autres illustrateurs pour pouvoir rajouter à cette collection d’histoires du soir des enfants particuliers, que tous ceux qui ont envie d’y participer puissent ajouter aussi leur histoire et leur illustration ».

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