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Le collège des Champs Plaisants s’attaque à la violence sexiste qui sévit parmi ses élèves

Publié le 16 septembre 2021

Marc Dumez, principal du collège des Champs Plaisants, recevait Patrick Gendraud, président du Conseil départemental, mercredi 8 septembre ainsi que de nombreux autres élus locaux. L’occasion pour lui de présenter un état des lieux de l’établissement et l’un de ses programmes phares destiné à la lutte contre la discrimination, notamment le sexisme.

Des lois établissant des règles d’égalité entre hommes et femmes sont régulièrement votées depuis les années 60. Malgré tout, à l’heure actuelle, la violence sexiste s’impose toujours comme une problématique de taille qui sévit autant chez les jeunes que chez les adultes.

Le phénomène, très présent dans l’enseignement secondaire, et même dès l’école primaire, est souvent amplifié par les réseaux sociaux. Dans les couloirs et la cour de récréation fusent des propos machistes, des gestes déplacés, voire des insultes.

« Les jeunes filles sont victimes de comportements inadaptés, sexistes, qui sont souvent passés sous silence » explique Marc Dumez, principal du collège des Champs Plaisants. « On veut vraiment lutter contre ce fléau ».

Aujourd’hui, le principal est déterminé à le combattre d’autant qu’il aurait pris de l’ampleur après les confinements. Jusqu’à l’année dernière, l’équipe pédagogique a eu l’occasion de sanctionner des élèves, surtout de 4ème et de 3ème, mais pour des incidents qui restaient « en marge ».

Les professeurs ont donc formé un groupe de travail et soumis un questionnaire aux 140 jeunes filles de l’établissement. L’analyse a révélé que 21% de ces élèves sont concernées par cette problématique, que ce soit au sein du collège, à l’extérieur ou encore sur les terrains de sport.

Le collège des Champs Plaisants a ensuite lancé un programme de lutte contre le sexisme, dans le cadre d’un projet citoyenneté plus global qui se met peu à peu en place, afin d’assurer la prise en charge de ces victimes ; l’essentiel étant de « trouver des solutions pour que ça ne se reproduise pas ».

Marc Dumez prévoit de faire intervenir l’association ESTIM’, organisation agréée par l’Education nationale dédiée à la lutte contre les discriminations. Le personnel bénéficiera d’une formation d’environ 12 heures et l’association interviendra auprès des élèves, à raison de 2 à 3 heures par classe, afin d’ouvrir des débats et de les sensibiliser au problème du sexisme, mais également de la discrimination et de l’homophobie.

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