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Société

Le collectif sénonais "Retrouvons nos libertés" fait acte de résistance face à des mesures sanitaires liberticides

Publié le 9 mars 2021

Restriction des libertés, renoncement aux soins, déprogrammation d’opérations, faillite d’entreprises, un isolement aux conséquences parfois dramatiques. Depuis un an, l’état d’urgence sanitaire asphyxie la France tant sur le plan économique qu’humain. Cette situation insoutenable est pour beaucoup injustifiée et dénoncée par de nombreux mouvements, à l’international comme au local.

Depuis quelques mois, médecins, chercheurs et citoyens se mobilisent de plus en plus un peu partout en France afin de dénoncer des décisions politiques qui vont à l’encontre des libertés fondamentales des Français. En septembre 2020, 35 scientifiques, universitaires et professionnels de santé avaient publié une tribune dans Le Parisien s’élevaient contre la gestion de l’épidémie par le Gouvernement, jugée trop anxiogène.

On compte aujourd’hui plus de 800.000 signataires de la Déclaration de Great Barrington, particulièrement populaire aux Etats-Unis, au Canada et en Allemagne. Qu’il s’agisse d’initiatives internationales, nationales ou locales, tous évoquent une "hystérie collective" face à un virus qui touche une infime partie de la population, nourrie par les dirigeants et les médias.

"Pour nous c’est une mascarade. On a entendu tout et son contraire depuis le début de cette histoire. Personnellement, je remets en cause tous les chiffres".

Séverine

A Sens, le collectif Retrouvons nos libertés, référencé par le site Reinfo Covid, est passé à l’offensive il y a quelques mois. Ce groupe de 115 personnes s’échine à dénoncer des mesures gouvernementales excessives. Tous ont des motivations différentes : Hugues, bénévole en EHPAD qui a fait le triste constat d’une dégradation de l’état de santé mentale de personnes âgées isolées du monde, Séverine, mère de famille dont les enfants souffrent de cette privation d’interactions sociales, Christian, militant dans l’âme, oeuvre en tant que grand-père, etc.

Pour eux, les établissements scolaires prennent des allures d’"hôpital" ou de "centre de redressement", avec des enfants cachés sous des masques, surveillés et réprimandés à outrance, avec parfois la menace d’une perte de points, au point que beaucoup vont à l’école à reculons, ainsi qu’un affichage entièrement consacré aux protocoles sanitaires scolaires. Pire, ces documents n’associent à aucun moment les parents aux prises de décisions liées à la santé des enfants en cas de suspicion d’infection : isolement, tests, etc.

"On est dans une formulation de peur. On essaie de rendre responsables des jeunes de la situation sanitaire du pays. On n’est plus dans la transmission du savoir, on est dans la transmission de règles de vie civique. C’est choquant."

Christian

Quelques membres étaient aussi allés récolter des témoignages d’élèves devant les écoles, avec l’accord des parents. "Il y avait des témoignages assez durs". Par exemple, des adolescentes dont les sacs étaient enfermés dans le foyer de leur collège entre 12h et 14h, les casiers étant condamnés, n’avaient pas accès à leurs affaires et ne pouvaient pas se changer pendant la période des menstruations ; une atteinte à la dignité humaine et particulièrement à celle des femmes.

"Le chef de l’établissement a vu ça d’un mauvais oeil alors qu’on était en dehors de l’établissement" précise Christian. Les membres du collectif on dû rapidement quitter les lieux. D’ailleurs, pour eux, les équipes pédagogiques et administratives appliquent simplement à la lettre les consignes du gouvernement par peur du virus et/ou de la sanction, au-delà de l’aspect sanitaire.

Le collectif avait ensuite écrit à tous les chefs d’établissements, à l’Inspection de l’Education Nationale, aux syndicats et aux parents d’élèves ; des courriers restés sans réponse à ce jour. Depuis, les mesures ont même été renforcées notamment avec le port du masque obligatoire aux abords des écoles, sur décision de la Préfecture de l’Yonne.

"A la place de la foi, les fidèles du covidisme ont la peur. La peur est leur prêche".

Aujourd’hui, Retrouvons nos libertés poursuit son combat en distribuant des tracts dans les boites aux lettres. L’un d’eux met toujours en exergue une forme de maltraitance sur les enfants de plus en plus victimes d’angoisse, de migraines, ou encore de troubles respiratoires. Il invite les parents à être à l’écoute de leurs enfants et à les protéger.

Un autre tract dénonce une crise sanitaire qui profite surtout aux dirigeants et aux multinationales. Le collectif ose même un néologisme pour décrire un phénomène d’asservissement de la population par la peur : "le covidisme, cette nouvelle religion...".

Le collectif multiplie les actions et défendra également d’autres causes à l’avenir. Séverine estime que "le Covid, c’est l’arbre qui cache la forêt". Au final, le but sera de pointer du doigt n’importe quelle dérive des pouvoirs publics, à commencer par la très controversée loi de Sécurité Globale bientôt examinée par le Sénat.

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