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La Patriote Sénonaise accueille l’élite des tireurs paralymiques

Publié le 27 janvier 2021

Fleuron des stands de tir en France, La Patriote Sénonaise inaugurait un nouveau stage de 4 jours ce mardi 26 janvier 2021. Des athlètes de très haut niveau y participent dont Alain Bernard, futur candidat aux Jeux Paralympiques de 2024.

La Patriote Sénonaise a vu le jour en 1909, à l’initiative de Charles Valtat. Depuis, elle n’a cessé de se développer, comptant aujourd’hui dans les 200 licenciés.

Le club de tir accueille des sportifs de haut niveau depuis 1995 dans des installations situées vers les Boutours, inaugurées en novembre 1992. Et pour cause, elle dispose d’une technologie de pointe, des cibles électroniques, situées jusqu’à 50 mètres, très rares en France. De quoi attirer la crème des crèmes des tireurs. "On fait ce qu’il faut, on va de l’avant" précise la présidente Monique Languillat.

"On aime bien recevoir, avoir du monde".

Outre une renommée florissante dont le club bénéficie grâce à ce type d’initiative et l’aspect financier, la location des stands coûtant environ 1.200 euros pour 3 jours, Monique Languillat, exprime un intérêt très particulier pour la convivialité.

Pour Alain Bernard, le sport avant tout

Venant de Niort et plusieurs fois champion de France en équipe de tir à 50 mètres, Alain Bernard fait partie de ces élus après seulement 3 ans de pratique.

Après un accident de la route survenu en 1974, il faudra 7 ans à l’athlète pour se remettre sur pied et reprendre la pratique du golf au niveau international dans laquelle il s’illustre pendant 15 années supplémentaires. Mais en 2009, la vie d’Alain Bernard bascule. Suite à une opération, il est partiellement paralysé.

"Je n’avais plus la possiblité de continuer à jouer au golf. Quand on a commencé à faire un sport à un certain niveau, on ne peut pas s’en passer, même si c’est un loisir"

Alain Bernard tenait à s’épanouir de nouveau dans un sport adapté à son handicap. Il jète alors son dévolu sur le tir sportif "parce que, tout compte fait, il y a beaucoup de ressemblance avec le golf au niveau de la concentration".

Du tir et des heures de travail consacrées à la confection d’une carabine parfaitement adaptée à sa morphologie grâce à un de ses amis également tireur. L’arme est modifiée avec des pièces d’aluminium qui permettent de la caler ainsi que d’améliorer toute la partie optique et offrent de nombreux points d’appui. A l’instar des archers handisport, Alain Bernard bénéficie également d’une potence de type B, plus rigide, sur laquelle repose la carabine. Ce matériel permet d’ajuster les niveaux des tireurs en fonction de leur handicap.

Alain Bernard apparait sur les listes ministérielles qui recensent les sportifs de haut niveau. Il fait partie de la réserve. Compétiteur dans l’âme, il s’entraine sans relâche, à raison de 12 à 15 heures par semaine en moyenne, assisté de son ami tireur Laurent Didier, comme le permet la Fédération française de tir. Aujourd’hui, il vise les Jeux Paralympiques de 2024.

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