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Santé

« L’obligation vaccinale doit-elle être généralisée dans le contexte du Covid-19 ? »

Publié le 5 octobre 2021

C’est la question à laquelle un collectif de scientifiques a souhaité répondre par lettre récemment transmise aux députés et aux sénateurs. Leur objectif est de les convaincre, en sept points documentés, de l’inutilité, voire de la dangerosité, d’une politique de vaccination massive et forcée, au niveau sanitaire et social.

De nombreux scientifiques et professionnels de santé tentent désespérément de faire entendre leur voix depuis plusieurs mois. Le nombre de collectifs ne cesse de se multiplier, qu’il s’agisse de défendre la liberté de prescrire ou encore de mettre en exergue une réalité scientifique pas vraiment prise en compte par le gouvernement dans sa politique de santé.

L’un de ces collectifs vient d’adresser une lettre aux députés et sénateurs par laquelle il souhaite apporter un éclairage sur la question « L’obligation vaccinale doit-elle être généralisée dans le contexte du Covid-19 ? ». Il considère que « le niveau de risque viral actuel et les performances vaccinales ne justifient pas l’application de mesures massives ».

Les scientifiques affirment notamment que « le seuil épidémique de la maladie Covid-19 n’a pas été dépassé depuis plus de 10 mois et la létalité associée est faible ». Le R0, taux de reproduction du virus, est en effet plutôt stable depuis décembre 2020, hormis deux pics en mars et en juillet 2021. Mais rien de comparable aux premiers mois de l’épidémie où le R0 était supérieur à 3. En chute libre depuis la fin du mois de juillet, il est actuellement de 0,75.

Sur les vaccins eux-mêmes, le collectif expose des faits différents du discours officiel. Ils admettent que « la vaccination semble favorable dans des cas ciblés avec des comorbidités identifiées ». Mais la faible efficacité des vaccins, leur potentielle dangerosité, avec des effets « pas dénués de risques à court terme reconnus » et « inconnus à moyen et long terme », ainsi que la charge virale des personnes vaccinées égale à celle des non vaccinés, sont autant d’arguments contre une décision de généraliser la vaccination.

Concernant la vaccination des mineurs, les scientifiques rappellent que "la majorité des enfants et des jeunes qui les ont rencontrés (par de banals rhumes) sont mieux protégés des formes sévères de COVID". Ils font également référence à l’avis du CCNE (Comité consultatif national d’éthique) rendu le 9 juin 2021, en réponse à la saisine du ministre des Solidarités et de la Santé, concluant, entre autres, que « l’utilisation des vaccins chez les moins de 12 ans n’a, à ce jour, pas été évaluée. Ainsi, les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour envisager la vaccination dans cette population des moins de 12 ans ».

De plus, le collectif alerte sur le fait que l’obligation vaccinale « reviendrait à forcer le consentement libre et éclairé des personnes, pour des produits toujours sous AMM conditionnelle ». Et au-delà de l’aspect sanitaire, cela pourrait aussi engendrer de graves problématiques sociétales durables. Une telle décision pourrait créer un déséquilibre inédit sur le plan social, personnel et professionnel, et « diminuer davantage la confiance des Français dans leurs institutions politiques, sanitaires/scientifiques ».

Pour l’instant, cette lettre compte plus de 600 signatures dont 150 médecins, de nombreux experts, tels que des chercheurs en virologie, dont certains issus du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), ou encore des épidémiologistes.

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