Santé

Interview : Monique Augé, présidente du Secours Populaire Français de l’Yonne

Publié le 26 janvier 2022

« Un Français sur cinq retarde ses soins ou y renonce totalement » selon le Secours Populaire Français. L’antenne de Villeneuve-sur-Yonne, qui a accueilli 2920 personnes en 2021, fait désormais partie des nombreux relais-santé de l’institution. Monique Augé, présidente du Secours Populaire Français de l’Yonne, apporte un éclairage supplémentaire sur la nouvelle permanence d’accueil santé qui démarrait hier.

Comment est né ce projet ?
Ce projet de permanence d’accueil santé fait partie des activités traditionnelles du Secours Populaire Français : permanence d’accueil vestimentaire, alimentaire. C’est l’approche globale du Secours Populaire. Rien de très spécifique. Pour faire une permanence d’accueil santé, il fallait un médecin derrière.

Comment est venu ce partenariat avec le docteur Maryse Sanguinet-Tonnerre ?
Elle nous a proposé de se mettre à la disposition du Secours Populaire pour accompagner les personnes en difficulté. Et j’ai échangé avec Madame le maire de Villeneuve et on a convenu d’un communiqué commun. Moi ce que je souhaitais, c’est qu’il n’y ait pas de confusion. On n’est pas là pour des consultations médicales. On est dans des permanences d’accompagnement de santé, d’orientation des personnes qui en ont besoin.

Quel sera le niveau d’intervention de la mairie de Villeneuve-sur-Yonne dans ce projet ?
C’est par principe que j’ai appelé la mairie. Ce que je ne voulais pas, c’est qu’il y ait confusion avec le projet de la mairie ou de l’intercom, je ne sais plus, de monter un centre de santé. Ça n’a rien à voir. On n’est pas dans l’exercice de la médecine. Après le docteur va faire ce qu’il veut quand il va recevoir les gens. Mais il ne peut pas être médecin référent.

En quoi consiste un accueil du Secours Populaire dans le domaine de la santé ?
C’est voir avec les personnes leur suivi au niveau de la santé. Ça peut être de la prévention, une orientation vers des professionnels de santé. On voit ce qu’on peut faire en termes de prise de rendez-vous, de consultation d’un professionnel.

Vous avez évoqué la recherche d’un nouveau local. Comptez-vous faire une demande auprès de la mairie ?
Ce n’est même pas ça, c’est la mairie qui trouve que nos locaux, qu’elle met à notre disposition gracieusement, commencent à être vieillots au niveau de la sécurité, etc. Elle souhaite trouver un autre local. On est sur un potentiel projet (pour l’ensemble du Secours Populaire ndlr). On essaie d’avancer. Après un échange avec Madame le Maire, on a convenu qu’il serait bien si on pouvait trouver un local qui soit de plain-pied, qui soit facilitant.

Qui pourra avoir accès à cette permanence d’accueil santé ?
Ce sera à disposition des personnes qui relèvent du Secours Populaire. Ce sont des personnes qui correspondent à nos critères, qui ont des besoins, alimentaires, vestimentaires, des besoins de santé. Ça peut être des personnes adressées par le CCAS, par des travailleurs sociaux... On a certains critères de revenus. Il y a aussi des personnes qui ont des revenus mais qui sont en rupture sociale. Donc en fonction des moyens dont on dispose et des besoins de la personne. Ensemble on décide de l’accompagnement opportun.

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