Culture/histoire

Agathe Portail, auteure d’une trilogie à découvrir absolument

Publié le 31 mai 2022

Agathe Portail était présente sur le Salon du polar francophone, organisé par l’association sénonaise l’Escargot Noir le week-end dernier. Sa trilogie de romans policiers, dont un troisième opus paru en janvier 2022, De la même veine, a largement trouvé son public.

Agathe Portail écrit depuis sa plus tendre enfance mais elle finalise son tout premier roman en 2017. Dans un style sans fioriture, précis et très agréable, ses romans se dévorent, et avec « une tasse de thé », de préférence. Pas de tueur en série au profil complexe, « du polar soft » selon l’auteure de 37 ans qui met en scène des personnages simples. Des « Monsieur et Madame tout le monde » qui succombent à leur part d’ombre, poussés dans leur retranchement. « On a tous en nous une petite zone qu’on ne doit pas toucher », « une zone de protection ». « Ce ne sont pas des polars bourrés d’adrénaline », plus rattachés à la réalité du quotidien.

Plus que des intrigues policières même, les romans d’Agathe Portail immergent le lecteur dans des univers particuliers, de la gendarmerie ou encore de l’agriculture au sein duquel elle a grandi. « Les gendarmes, très souvent dans les polars, sont tournés au ridicule parce que ce sont des enquêtes citadines menées par des policiers ». Agathe Portail a « pris le parti de faire intervenir des gendarmes en les mettant en valeur. Mon enquêteur n’est ni dépressif, ni alcoolique. Ce n’est pas un surhomme, ni une sous-merde ».

L’auteure se documente et s’en remet toujours aux professionnels pour parfaire ses personnages. Elle avait été invitée par la Gendarmerie nationale pour découvrir le métier. Et l’un de ses amis Lieutenant-Colonel la conseille régulièrement. Pour son tout premier livre L’année du gel, elle n’a pas eu besoin de faire de recherche. « J’ai toujours vécu dans des territoires agricoles. Je suis Mayennaise d’origine ». En revanche, son 2ème roman Piqûre de rappel et son dernier polar De la même veine ont nécessité une recherche approfondie, comme la visite d’une miellerie. « C’est difficile d’inventer des odeurs et des sons quand on n’est pas allé sur place ».

Agathe Portail confie qu’« avec l’expérience, on s’éloigne de plus en plus de notre vécu personnel parce qu’on prend confiance. Et finalement, on ne puise dans son vécu que des ressorts psychologiques. Je n’ai plus peur d’écrire un bouquin qui se passe en Mongolie parce que je sais que la réalité humaine, je peux la puiser en moi et que la recherche et l’expérience vont pouvoir combler le manque que j’ai ».

L’auteure a été accueilli par le milieu du polar avec des éloges, notamment de Jacques Saussey. « Ça ne fait pas de moi une écrivaine » confie-t-elle modestement. Avec des débuts prometteurs et un talent reconnu, Agathe Portail n’a certainement pas fini de faire parler d’elle.

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